FIC de Pontarlier : Un dimanche à la Montagne – Reportage du KOLT

FIC de Pontarlier : Un dimanche à la Montagne – Reportage du KOLT

Comme le dit Tim : Pontarlier c’est la course des Montagnards !!! Alors cette année encore direction la montagne pour cette course qui sent bon la campagne et la fin de saison.

Arrivée le samedi après midi sur place, histoire de prendre la température ambiante de Pontarlier. La ville est encore calme. Elle se prépare pour une fête agricole début octobre et nous croisons quelques vaches qui rient à l’entrée de la ville.

Nous récupérons les dossards avant une escale gastronomique par la sacro sainte Fruitière de la ville :  ici c’est Fred Fournier qui gagnera l’épreuve avec 6 kg de Comté et de Mont d’or dans sa besace.

Pour la soirée direction Mouthe où toute la KOLT family présente à l’épreuve sera hébergée.

Déjà les stratégies se discutent, se partagent ou s’opposent : On y va cool! On part à fond! On verra bien!!… chacun y va de son humeur en vissant sur ses platines les roues de l’exploit dominical.

Nous passerons rapidement sur la nuit où ronflements et cogitations ont perturbé le sommeil des uns mais pas des autres!!!

La météo annonçait un zéro degré qui se confirme bien le dimanche matin à la vue de la fine pellicule de givre blanc qui couvre les tuiles du gîte de Mouthe. Le ciel est déjà d’un bleu limpide et le soleil pointe. Après un copieux petit-dej Franc-comtois, retour à Pontarlier. Nous traversons une purée de pois le long du lac de St Point en nous disant que ce serait bien le diable si cette brume matinale était encore là à l’heure du passage de la course. Mais le temps est au beau et l’arrivée à Pontarlier se fait sous un grand soleil. Le rêve va enfin se réaliser : courir la Transju sous le ciel bleu c’est pour aujourd’hui.

L’échauffement commence dans les rue de Pontarlier. Nous reconnaissons le premier kilomètre de course : visiblement la chaussée de la rue principale à été rétrécie depuis l’an dernier, ça va frotter au départ!

Le speaker annonce un départ neutralisé derrière la moto et c’est parti. Avec Eric nous faisons un block de Kolt pour intégrer dès que possible le bon peloton. La tête de course se forme durant les premiers kilomètres autour d’un groupe d’une cinquantaine de coureurs. Le train n’est pas excessif et nous permet avec Éric de coller au groupe.  Le pente commence à s’accentuer et nous découvrons le nouvel enrobé spécial graton vers le 3ème km. Merci la DDE du 25. Tous les coureurs cherchent alors du roulage sur les bords de la route. Un coup à gauche, un coup à droite la course s’allonge et devient nerveuse. Nous passons le départ des skis roues et les pelotons s’organisent. A quelques  minutes de là un gros bruit suivi d’un glissement : Eric vient de tomber,  pas de gros bobo mais je le retrouverai à l’arrivée, le coude décoré d’une mini pizza.

Notre groupe récupère les décrochés du groupe de tête, les relais commencent à s’enchainer. Quelques angoisses à l’approche de la descente de Malbuisson mais pas de fébrilité et tout le monde reste bien groupé. Nous arrivons alors à l’instant décisif de la course : la côte du Bray. Je tente l’aventure, comme l’an dernier, de partir dans le bas de la côte, c’est mon coté montagnard! Un contre s’organise. Une fusée de plus d’un mètre quatre vingt dix double tout le monde, moi y compris. Il est suivi de deux poursuivants. En haut de la côte le groupe se reforme en ayant perdu quelques membres et le rythme s’accélère. Quelques mouvements d’humeur claquent, on sent que l’arrivée n’est plus très loin. Je commence à avoir les jambes lourdes mais j’ai encore un peu de jus pour être devant à l’entrée de Mouthe. Ce sera mon baroud d’honneur, le reste du groupe fonce et se place pour l’arrivée. Je tiendrai jusqu’à la dernière ligne droite ou je fini en laissant aux autres le sprint final. Je fini 41ème au scratch et 9ème vétéran (soit 8 places de mieux qu’en 2009). Je retrouve Crousty en plein debrief de sa course et le groupe des KOLT autour du comté, bien mieux que les Granys pour se refaire une santé. Comme d’habitude ont refait déjà la course avec l’envie de retenter cette aventure Jurassienne l’an prochain !!

Lionel Bougain